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[RAPPORT] Phantasma ex Machina

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  • [RAPPORT] Phantasma ex Machina

    GLOBAL NEWS TV

    Aujourd'hui rétrospective sur l'émergence de VERSE Industry.

    Richard VERSE est né dans l'état de New York, enfant il rêvé de travailler sur la robotique et décida d'en faire sa vie. Il resta dans l'industrie de l'armement chez BlackShadow, fabricant de munitions guidées par intelligence artificielle. Mais Richard VERSE voyait plus loin.

    Il quitta BlackShadow en Décembre 1997 pour fonder VERSE Robotics. Pionniers de l'IA et du cloud VERSE mis en service son premier service d'analyse de données dès le début des années 2000 et fit fonctionner les premiers prototypes de robots juste après. Rapidement avec l'industrialisation de la compagnie elle fut renommée VERSE Industry et ouvrit des bureaux en Asie et en Océanie.

    C'est en 2025 que l'entreprise pris son envol lors de l'impression démonstration d'un prototype de W-1 face à un Leopard 2 retiré des forces armées allemandes. Le W-1 a pris un coup du canon 120mm/44 du Leopard 2 à seulement quelques mètres de distance sans broncher puis détruisit le tank en riposte avec ses canons de 40mm.

    Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		ED-209.jpg  Affichages :	0  Taille :		58,5 Ko  ID : 			532







    Mais quel est le secret de cette machine ? L'informatique quantique associée à l'usage d'un champ magnétique très puissant ralenti l'obus avant l'impact et absorbe le plus lourd de l'énergie cinétique. Le W-1 en retour utilise des munitions télescopées de nouvelle génération en trois mode. Anti-blindage, guerre urbaine et anti-air. Ces machines ont leur propre réseau social et partagent en temps réel l'information du champ de bataille.

    La deuxième grosse réussite de VERSE est l'Intelligence Artificielle. Premier sur la Singularité Informatique grâce à un prototype interne nommé ASKIA en hommage aux rois du Songhai, Richard Verse étant souvent allé au Mali pour constater les progrès des unités sur place il est tombé amoureux de l'Afrique. ASKIA était capable d'apprendre et évolua, augmentant de lui même sa capacité de traitement. Il pilote maintenant les systèmes de défense automatisés de l'Alliance des Nations Démocratiques de l'Atlantique et du Pacifique.
    Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		ASKIA.jpg  Affichages :	0  Taille :		71,8 Ko  ID : 			533







    Toutefois toutes les nouvelles ne furent pas bonnes en cette année. Richard VERSE fut frappé par la tragédie lorsque sa femme et ses trois enfants moururent dans le crash du vol TransGlobal 57 au dessus de la Corne d'Afrique. Le Siège Social Européen de VERSE Industry, flambant neuf à Chicago, sera nommé la Tour Vernon en hommage à Vernon Verse, feu fils ainé de Richard.
    Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		Tour Vernon.jpg  Affichages :	0  Taille :		49,8 Ko  ID : 			534







    Richard lui même périra dans l'attaque terroriste de l'hôtel de la Tour Vernon lors des émeutes anti-mondialisation ayant lieu à Paris en 2024. Son assistante de direction et son garde du corps eux aussi moururent dans cette explosion sur laquelle nous ne reviendrons pas.

    FLASH INFO :

    Une attaque est en cours sur le Campus de l'université d'Edimbourg, des Buzzers. Fabriqué par VERSE Industry prennent pour cible des étudiants en droit et sociologie de gauche. Ceci est la dernière attaque d'une série de plus en plus grande.




    VERSE Industry dément toute implication, le nombre de victime est inconnu mais est élevé. Nous sommes le 23 décembre 2028 et ceci est un jour triste.
    La liberté est la règle, et la restriction, l'exception
    Corneille, commissaire du gouvernement, 1917

  • #2
    Rapport de déploiement de XWN-1324

    L'ansible est opérationnelle, j'ai pu avoir un retour sensoriel complet du DVSA de l'unité.
    Le déploiement a commencé par un simple briefing chez Verse Industry avec Ayalon¹ et l'Agent Z² à propos de l'incident sur le Campus d'Édimbourg.
    Si ce sont bien des Buzzers, impossible de savoir comment ils se sont retrouvés là.
    Cette mission devrait avaliser Chris Pratchett comme personna d'enquêteur, en cas d'incapacité contextuelle de NDK-EM1³, comme actuellement.
    Les autres agents déployés sont
    Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle 

Nom : 		Anton Stroheim, technicien de l'ittération X.png 
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    Anton Stroheim, un tech de l'Iteration X
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    Platypus Jérusalem, agent de terrain de l'Iteration X
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Nom : 		Maximilian_Mast.jpg 
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    Maximilian Mast, financier du Syndicat
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Nom : 		Ebenezer scrooge Giovanni.jpg 
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    Ebenezer Giovanni, un surnaturel dépendant du Syndicat.

    L'inGènieure est par contre absente, j'espère qu'elle pourra être envoyée plus tard. On a besoin de quelqu'un sur place pour surveiller le bio-implant expérimental de l'unité.
    La persona a demandé si les Buzzers¹ sont traçables. Cette initiative est encourageante.
    Comme tout les drones d'essaim, ils possèdent un réseau privé et leur système de reconnaissance de cible nécessite une connexion descendante avec des bases de référence.
    Ces modèles sont fragiles et leurs restes détenus par la police d'Édimbourg.
    La persona m'a de fait demandé de produire des documents qui permettront à l'équipe de récupérer le stock de la police.
    Avant de partir, les Itérateurs ont effectué une demande de réquisition auprès de QM. Le matériel sera livré dans une consigne de la destination.
    La persona a profité du fait que ce matériel comprend un assistant d'intrusion pour leur faire chercher une backdoor chez les Buzzers.

    L'équipe a été transportée par le jet privé de Mr Mast, trajet durant lequel j'informe le supervisé qu'un code d'annulation de cible a été ajouté à l'assistant d'intrusion.
    Lorsque le groupe arrive à 21h, Le matériel réquisitionné est rapidement récupéré.
    Celui-ci comprend : un gilet Arachnid expérimental, un assistant d'intrusion de surplus(format Blackberry) et une caisse de 4 émetteurs EMP jetables au cas où le code s'avèrerait inefficace.
    Le groupe s'est ensuite scindé en deux, le syndicat partant explorer le campus pendant que les Itérateurs et le supervisé vont au commissariat.
    Les éléments relationnels de la persona issus d'un privé de Chicago Y ont légèrement dérouté les autorités locales, mais le papier officiel et le nom de Mast ont suffit à débloquer l'accès aux restes des drones.
    Une carte comportant une puce intacte est découverte par Anton et Pratchett a obtenu une copie du dossier d'enquête du commissaire.
    Après avoir assuré à celui-ci qu'ils ne leur prendraient pas leur enquête, il a laissé son numéro de téléphone en cas de besoin.

    Le groupe s'est ensuite réuni dans un hotel FACADE pour réévaluer les différentes pistes.
    Fidèle à sa nature, le surnaturel s'est focalisé sur un camion de don du sang, arguant que les échantillons ont pu servir à calibrer le mode de ciblage des drones, pourtant annoncé comme basé sur la reconnaissance faciale.
    Mr Mast a pu obtenir la liste des victimes et les vidéos de surveillance qui complèteront le dossier d'enquête.
    Anton a pu extraire la puce, mais n'a pu repéré le constructeur.
    Un scan du DVSA a indiqué une conception non Illuminée, sans numéro d'identification ou tout autre marquage obligatoire pour du matériel militaire.
    L'analyse des trames a révélé l'adresse Mac et les coordonnées de déploiement : un cour de tennis à découvert près du campus.
    Il est évident que leur déploiement aurait été remarqué bien avant l'activation.

    La nuit s'achevant, tout le monde s'est accordé pour aller se coucher, ce qui m'autorise à être relevé par le superviseur de veille pour faire mon rapport.

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    • #3
      Le jour, période mortelle pour moi et mes semblables, comme si ses rayons si rassurants pour le bétail reniaient complètement les êtres de talent que nous, vampires, sommes depuis la trahison de Caïn.

      Gontran, veillez sur mon troupeau en mon absence, assurez-vous que l’hôte du nom de Mast ne se retrouve aucunement dans une situation périlleuse ni précaire.
      Il était 11h, d’après les dires de mon dévoué serviteur, lorsque qu’une missive est parvenue à l’orée de notre demeure temporaire en ce charmant hôtel. Qu’ouïs-je ? Mon petit troupeau manque de compétence et un nouveau membre, versé dans les arts de la génétique s’en vient compléter notre compagnie ? Bah, Balivernes ! Ils m’ont moi. Mais je comprends la nécessité de me suppléer lorsque l’aube fait pâlir les ténèbres de la nuit.
      Gontran, vous avez de votre vivant servi les Giovanni, accompagnez donc monsieur Mast, il a fort à faire à la Royal Bank of Scotland. Mmmh, lorsqu’il s’est présenté comme travaillant pour Interpol, cela a provoqué un certain remous auprès des employés et de la direction. D’aucun dirait que c’était imperceptible, mais l’illustre monsieur Mast sait avoir la perception et la vigilance de ceux qui tiennent le monde entre leurs mains. Un malentendu éclairé plus tard, clarifiant ses intentions, voici monsieur Mast se connectant à un terminal Swift. Les mouvements monétaires ne lui resteront que peu de temps cachés. Alliez à une maîtrise jupitérienne du monde de la finance un soupçon d’arts occultes, et en un battement de paupière, la chair fait parler la machine.
      Que dites-vous Gontran ? Des sociétés écran ? Moultes ? Intéressant… Verse Industry n’aurait pas été mentionné de prime abord… et qu’avez-vous découvert ?
      600 millions de dollars ? Me ne fotto ! Une société russe, n’ayant de société que le titre tant leurs affaires sont secrètes malgré leur nom explicite de Sergeï Oil, qui aurait donc fait un virement à Nord Asset Management, aux Bahamas… comment ? L’argent a ensuite transité par Kader Industries, en Algérie ? Kurwa, comme disait l’un de mes clients Tchèques, rusé l’animal ! Tout cet argent est finalement encaissé par… Inlife Insurance ! Surprenant n’est-ce pas ? Une filiale s’occupant du versement des pensions des employés de Verse Industry !
      Un gouvernement rallié à l’extrême-droite, l’ultra-nationalisme et le patriotisme finançant une société versée dans la fabrication de drônes, pouvant avoir des fins militaires.
      Gontran, mon cœur, mort depuis 203 ans, a presque failli se remettre à battre tellement l’excitation me gagne. La guerre, rien n’a jamais autant payé. Les Giovanni pourront asseoir encore plus leur souveraineté à la surface de notre chère planète bleue !

      Et le reste du troupeau, que fait-il ? J’ai eu vent d’un petit déjeuner interrompu d’une assez drôle manière. Nos deux tristes sires, « lux et sonus » comme j’aime à grivoisement les surnommer, ont repéré un espion. Pensée philosophique : en prenant en compte vos capacités d’experts, accrues d’implants cybernétiques, de babioles électroniques et de flux magiques vous permettant d’aller jusqu’à même plier une réalité établie selon votre volonté, comment appréhender un suspect manquant de discrétion, de tact et d’endurance ? … Voici nos deux gaillards se lançant dans une tonitruante course poursuite, résultant en un égarement, une attention indésirable attirée, et, pire que tout, mon sommeil troublé.
      Platypus a même eu l’incongruité de faire les poches de l’homme, comme si ce méfait allait racheter son atroce exécution dans l’appréhension du témoin ! Monsieur Mast, qui oeuvrait à une tâche primordiale, a dû s’interrompre afin de venir régler le contentieux avec les policiers fraîchement arrivés dans l’hôtel.
      N’oublions pas ce brave Pratchett, qui a su, utilisant les badges du témoin, pénétrer sa chambre, alors même que la police montait les escaliers. Il récupèrera un dossier ouvert et un pistolet 9mm… hmmm intéressant.

      Notre lascar espionnant mes comparses s’appellerait Bob Hoskins. Un détective privé, mercenaire occasionnel, acteur oubliable, très docile, aucune torture n’a dû être employée pour lui arracher quelconque aveu. Il était visiblement engagé pour nous pister, nous traquer, et faire remonter nos faits et gestes à une compagnie qui serait basée à … Bamako. Intéressant, très intéressant. Cela aurait-il un lien quelconque avec cette société écran ? Qui vivra verra… Ou plutôt, qui n’est pas encore définitivement mort verra. J’en glousse de satisfaction.

      Ce n’est pas tout cela, mais nous allons devoir accueillir notre tête de bétail supplémentaire, Gontran, j’espère que vous saurez faire preuve de l’hospitalité méditerranéenne qui nous sied tant ! Blake Hooke est à présent des nôtre, mais d’après son regard ahuri et sa mâchoire tombante, j’en déduis qu’elle n’est que trop mal informée par les informations laissées par Pratchett. Pfeu, moi qui l’avait honoré d’un compliment. Ça m’apprendra à être bienveillant envers le bétail.
      La nuit est tombée, les présentations, les baise-main d’accueil et les remontrances envers les deux colombaioni faites, il est temps de retourner sur le terrain et… Qu’ouïs-je ? Une missive ? Pour moi ? Alors que nous nous apprêtions à changer d’hôtel suite à a bourde d’Anton et de Platypus ? Passant d’un 5 étoiles à un minable 4 étoiles qui offre au moins l’avantage d’être isolé et dont la cour intérieure est dégagée, le Sherbrook castle hotel de Glasgow.
      Une invitation dans les souterrains du château de Glasgow ? A l’Elysium… Afin de rencontrer sire Richards, prince de Glasgow… Il serait malvenu de refuser. Une fois de plus, je vais devoir laisser le bétail sous la surveillance du berger allemand uniquement. Gontran ne pourra même pas les surveiller, mais ils me feront un rapport.
      Tout d’abord, Dame Hooke s’échine à faire des analyses d’ADN près des terrains de tennis, une bien rude tâche compte tenu du manque d’indices. Cependant, en élargissant leur champ de recherche, la salle de biologie avait bien plus à offrir qu’une simple coupe transversale d’œil de merlu. En effet, un robot aurait atteint cette salle, pris pour cible une personne sur le pupitre, l’enseignant probablement et aurait explosé sans que sa charge explosive ne soit activée ! Surprenant, n’est-ce pas ? Cette miraculée, ou cette créature d’une grande puissance, se nommerait Adrianna Pavlova, dont l’éminent salaire, gangréné par ses convictions nauséabondes, lui permettrait tout juste de loger dans un squat miteux, pire qu’une chambre de bonne sous les combles. Pratchett va éminemment se racheter, en découvrant que la cause de la destruction, bien que surnaturelle, n’est aucunement l’œuvre d’un mage.
      Un retour vers le cours de tennis permet de faire une découverte majeure. Les drones se seraient activés en hauteur, au niveau des pilonnes… Comme si cet attentat était un bombardement de drônes tueurs. Ces commanditaires, quels qu’ils soient, ont du lire un peu trop d’Asimov et pas assez de Keynes.
      Quant à moi ? L’Elysium, bien qu’un peu trop gothique et rustique, voir même vétuste pour mes goûts exigeants, présente un charme froid et picte que l’on apprend à apprécier. Sir Richards est un colosse Brujah, m’accueillant avec tous les honneurs dus à ma famille. Il souhaitait simplement s’enquérir du motif de ma visite ! Une fois toutes les formalités accomplies, il m’introduit à son conseiller personnel, « Le rat », un répugnant personnage, comme tous ces pestiférés de Nosferatu, qui a repéré deux odeurs étranges et surnaturelles. L’une, violente, agressive, rappelle celle d’un bois pourri pendant plus de 100 années. L’autre, une odeur de soufre, d’œuf pourri, de flatulence égarée… Ces deux créatures leurs échappent toujours…
      Si mes soupçons s’avèrent être correct, nous pourrions avoir à faire à un démon et une fée ou un gheist… Puisse mes crocs les lacérer s’ils se mettent en travers de mon chemin. Au moins, aucune raclure de lycan ne se trouve dans les parages.

      Le temps, c’est de l’argent. Dans ma condition actuelle, j’ai tout mon temps. Venez, crises, voleurs, démons, fantômes. Nul d’entre vous ne pourra faire face à la marée de billets verts des Giovanni. L’argent contrôle le monde, les Giovanni contrôlent l’argent. Soyez Diogène, nous serons Midas, maudits, mais à jamais riches et puissants.

      Ebenezer « Scrooge » Giovanni

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      • #4
        ​Dans quoi s'est on fourrés...
        Cette simple enquête sur la tuerie des Buzzers à l'université d’Édimbourg nous a mené trop loin à mon goût...
        Reprenons.


        On est à l'hôtel et le vampire Ebenezer revient de sa convocation chez Prince Richard, autorité vampirique du coin dont il ne pouvait pas ignorer la convocation. Il y a appris que deux créatures, une fée et un démon vu leurs odeurs, sont en liberté et liés à notre enquête.
        Cependant, une autre menace pour son clan, un vampire, un " capadocien " nous dit-il, dangereux, capable de survivre à un loup-garou, rôde dans les parages et cherche à approcher les deux individus. Giovanni a été chargé par Prince Richard de s’occuper de cette menace et sollicite notre aide.
        Un vampire de cette puissance qui échappe aux radars de la Technocratie ? Cela titille Mast..
        Nous acceptons, nous lui disons que nous nous préparons et qu'on le rejoint à un point de rendez-vous qu'il nous fixe, où lui-même doit partir de suite pour rejoindre un allié vampire.

        Je demande : "Les gars, à quoi sont sensibles les vampires ?
        - Mmmh... à la décapitation."
        Max me permet grâce à sa grande réserve de thunes et à un dealer de ses nombreux contacts, de dénicher une épée à deux main ! Merci ! J'évite de reproduire ma bourde passée et me fait discret sur le retour, j'échappe à la vigilance des patrouille de police, n'attirons plus l'attention sur notre groupe, Platypus..
        Pour éviter de se balader avec une grande épée dans les rues de nuit, Mast me donne un sac à fond magique de sa fabrication, me permettant de dissimuler la lame. C'est parfait !
        Nous nous concentrons tous ensemble, nous effectuons un rituel afin de permettre à Pratchett de créer un module pour son arme. Nous réussissons avec brio, puis Chris foire une nouvelle fois tout, fait exploser son arme et se prend le jus ! Rarement vu un agent aussi malchanceux, c'est dingue...
        On se met en route, mais une fois arrivé au point de rendez-vous, dans les bas-fond de la ville, Ebenezer et son acolyte n'y sont plus. On a été trop lents, merde !

        Maximilian Mast soudoie les dealers et racailles qui trainent dans les parages, il ont aperçu Ebenezer et son complice, puis il les paye grassement pour qu'ils nous guident et nous aident à les retrouver. Il leur achète également un flingue.

        Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		jeunes.jpeg  Affichages :	11  Taille :		20,1 Ko  ID : 			721

        Nos guides...




        On fini par les retrouver, dans une déchetterie et casse auto, grâce aux jeunes et aux sens affutés de Blake et Pratchett qui visiblement repèrent de loin les vampires à leur odeur !

        On aperçoit Giovanni, fleuret à la main, et son camarade suceur de sang à tête de rat (vêtu en survet' / sweat à capuche comme les jeunes zonards), un " nosferatu ", à couvert derrière un voiture cassée.
        Et un immense vampire, masqué, arme antichar lourde en main, parlant tout seul un latin ecclésiastique, qui canarde allègrement les deux autres.
        Il finit par toucher le nosferatu, coupé en deux par l'impact démesuré. Il s'approche de lui et le décapite.
        Je réussi un sort pour alourdir son arme afin qu'il ne puisse la saisir au sol, mais cela ne semble pas le gêner... Quelle force surnaturelle ! Ebenezer en profite pour se cacher.
        Il nous repère, semble nous jauger, puis pointe son arme en direction de Chris, qui lève les mains en l'air. Nous l'imitons tous.
        Le vampire nous fait signe de nous approcher. Il parle un anglais ancien, soutenu.

        Il dit se nommer Seigneur Rodrigo.
        S'en suit un échange où l'on apprend que s'il échappe ainsi aux radars, c'est parce qu'il passe en Arcadie...
        Il "vit" depuis des centaines et des centaines d'années. Lorsqu'il enlève son masque, certains hurlent d'effroi et d'autre détourne le regard de dégoût, il est vraiment immonde.
        Il nous propose alors un marché : contre sa coopération et son aide dans notre enquête, il veut la protection de la Technocratie contre les Vampires qui le pourchassent, être approvisionner en sang, et que notre généticienne Blake lui "répare" son visage. Elle dit que la source de son état est très ancienne et magique, mais il y a une chance de le guérir d'après elle.

        Max va voir Ebenezer, qui est obligé de reconnaitre que sa mission est un échec, et part en faire le rapport à son autorité vampirique.
        On passe un appel vidéo à nos responsables de la Technocratie, nous leur exposer la situation. Il acceptent le marché de Rodrigo (accès illimité à la génétique d'un tel vampire, tu m'étonnes qu'ils acceptent ! )
        Il nous en apprend sur les démons et trolls et l'Arcadie. La professeure que l'on cherche est un démon pense t-il, et est accompagnée d'un troll.
        Il est ensuite rapidement extradé, une limousine teintée venant le chercher, il finira aux États Unis dans le centre de génétique des Progéniteurs.

        Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		casse2.jpg  Affichages :	8  Taille :		46,2 Ko  ID : 			722




        Le jour ne va pas tarder à se lever, on rentre à l'hôtel se reposer jusqu'au déjeuner.
        Après le repas du midi, nous décidons d'aller enfin aux fameux squat où doit se trouver la professeure qui était dans la classe où la tuerie s'est produite.
        Il se situe dans un vieux quartier de Glasgow. Un grand bâtiment abandonné, recouvert de graffitis et autres dessins de parties génitales, d'où nous parvient le bruit étouffé de musique techno...
        On est visiblement attendu : un homme à dreadlocks et gros pétard à la main vient vers nous : " Elle avait raison, vous alliez venir... 2ème étage, à gauche."

        Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		squat.jpg  Affichages :	9  Taille :		585,3 Ko  ID : 			723




        Nous y allons, et au milieux de canapés pourris, couvertures sales à même le sol, au milieux de plusieurs junkies en train de comater, nous la voyons : une femme d'entre 30 et 40 ans, en train de se préparer un fix. A ses cotés un géant en sweat à capuche.
        C'est un démon qui possède la professeure, apprend Pratchett en scannant la pièce. Il y a un autre démon dans un jeune homme au sol, et le géant n'est pas de ce monde, il s'agit d'un troll...
        " N'ayez pas peur, asseyez vous ! " nous dit-elle dans un grand sourire.
        Elle propose des lignes à notre groupe, que nous refusons.

        Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		what-drugs-do-you-take-yes-.jpg  Affichages :	9  Taille :		99,8 Ko  ID : 			724





        Dernière modification par LoWiK, 26 septembre 2021, 17h56.

        Commentaire


        • #5
          Puis elle se livre :
          Dans son clan, c'est une Oracle. Elle savait qu'on viendrait, elle savait comment éviter l'attaque des Buzzers, voilà comment elle arrive à être hors de nos radars.
          " Vous êtes manipulés ! Certaines personnes de ma famille ont infiltré votre organisation, jusqu'à très haut dans votre hiérarchie... "
          Elle nous explique également que, comme pour les vampires, chez les démons il y a plusieurs idéologies. Certains veulent l'Apocalypse, et pensent comme ces idiots de mages des traditions que c'est la Technocratie qui déclenchera la fin du monde... Et c'est à cette fin que les démons possèderait en haut lieu les différentes branches de la Technocratie...
          Ce serait parce qu'elle sait tout cela que la Technocratie chercherait à l'éliminer, l'attaque des Buzzers semblait viser les étudiants mais elle en serait l'unique cible.
          Max a l'air très intéressé par son discours. Il demande :
          " Mais, qui contrôle la..."

          Il n'a pas le temps de finir, les yeux de Chris se révulsent, des griffes sortent de ses mains, et la bave aux lèvres il saute vers la prof-démon et l'attaque !!! Il réussit à la griffer, le sang gicle...
          Le troll et l'homme démon qui gisait jusque là au sol ont pressenti l'attaque et se jettent sur lui, le démon le frappe et Chris... tombe KO.

          Blake soigne la professeure. Cette dernière reprend : " Je l'avais prévu."
          Chris a été commandé à distance afin de l’exécuter, comme les Buzzers, afin qu'elle ne partage pas cette information.
          " L'Apocalypse est prévue pour dans quelques années. Cela arrivera par l'Intelligence Artificielle. Les démons cherchent à posséder les IA. Il reste peu de temps. Je peux aussi tout savoir sur tout. Je suis la mémoire vivante de ce monde. "

          Blake est captivée.
          " L'information est transmise, reprend le démon. La démonstration est faite. "

          Un des junkies humains présent, qui a assisté à toute la scène, s'écrit : " Wooooaaw, le trip de malaaade ! "

          Cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle   Nom : 		drug3.jpeg  Affichages :	0  Taille :		37,8 Ko  ID : 			726
          T'en as trop pris, gros !





          Nos téléphones à tous se mettent alors à sonner simultanément !

          Les démons et le troll en profitent pour s'éclipser, suivis par Blake sans que l'on y prête attention, encore abasourdis par la scène qui vient de se dérouler... Pratchett est toujours KO au sol.

          Au téléphone on nous demande ce qu'il s'est passé, de retourner à l'hôtel et d'attendre que quelqu'un passe nous voir.

          On retrouve Blake Hooke à l'extérieur du squat puis on retourne à l'hôtel, nous décidons de prendre une pilule d'amnésie temporaire de la fabrication de cette dernière, afin d'éviter de raconter ce que nous avons appris.

          Si la Technocratie est infiltrée et corrompue par des démons, et vu le sort qu'ils réservent à ceux qui possèdent cette information, en voilà une bon idée !

          L'envoyé de la Technocratie pour nous interroger et nous ausculté n'est autre que l'agent Z qui nous avait briefés chez Verse Industry au tout début de cette enquête.
          Je remarque qu'il donne de légers coups d’œil vers certains endroits, lampes, plantes, coins de la chambre... Puis il quitte la chambre d'hôtel.

          Je fouille les endroit que l'agent Z regardait et tombe sur une flopée de caméras et de micros... Une fois l'effet de la pilule passé et la mémoire retrouvée, et au vu de ce que nous avons fait et dit dans la pièce, nous comprenons que nous sommes dans une merde noire...

          Nos téléphones sonnent à nouveau... Chris répond et on entend : " La mission est annulée. Rendez-vous à l'aéroport."

          Nous décidons de partir, nous sommes allés trop loin, la femme démon avait raison, et maintenant nous en savons trop.
          Mais Chris ne démord pas et répète : " Il faut rejoindre le point d'extraction. "

          Blake se rappelle alors le DVA de Pratchett connecté en permanence à la Technocratie !
          Hooke et moi l’assommons de suite.

          On file dans un laboratoire secret qu'elle possède en ville, et elle réussi l'opération délicate de le déconnecter sans dégâts pour Chris.

          Blake sort après une carte avec une adresse écrite, et nous somme de l'accompagner dans " un endroit où l'on sera en sécurité. "

          On trouve par les contacts de Max une voiture ancienne, sans aucune technologie, qu'on soit le plus difficilement traçables...

          Et nous partons.

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          Bye bye la Technocratie ! Tut tut !
          Dernière modification par LoWiK, 25 septembre 2021, 21h48.

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          • #6
            Prélude apocalyptique # 1: Carnaval des âmes à Venise.

            Journal d’Ebenezer « Scrooge » Giovanni, entrée 547.

            Venise, la Sérénissime. Ponts, palais et canaux, vous m’avez manqué. J’ai parcouru cette Terre des siècles durant, ai senti entre mes doigts glisser pièces, cous, devises et même corps refroidis, emprisonnés à jamais dans leur prison de silence. Si aujourd’hui je te reviens, ma chère, ce n’est pas pour profiter de ton Palais des doges ou ton délicieux carnaval. Si nous échouons, les fantasmes de Vernes et de Gaborit, ainsi que les craintes d’Asimov et d’Orwell pourraient souiller ton aura aussi étincelante que mille rayons de lune. Une cité mécanique, un cœur mécanique, un troupeau mécanique. Même nous, vampires, avons le sang glacé par cette Géhenne froide et insidieuse.
            Kina, notre ancien militaire pieux, dont la foi déplace les montagnes, Blake, notre Eugéniste biologique, reflet de nos passions morbides accouplées à la technologie, Pavel, notre ingénieur de folie et chasseur de fantôme de génie, sans oublier Platypus, ce goliath dont l’encéphale saugrenu est inversement développé vis-à-vis de sa force, qui déplace à elle seule les montagnes sans requérir quelconque foi. Tout ce beau-monde sera mon escorte, pour une alliance des plus inattendues, hors partenariat commercial.

            Venise n’est plus qu’un spectre blafard de son lustre d’antan. Les eaux sont montées, le réchauffement climatique a provoqué la colère de Poséidon. Venise est à l’image de Versailles. Un lieu magique ébréché par le temps et sali par ce troupeau grouillant et sale, dont j’eus fait partie, avant de me transcender. Je contacte Ipso facto mon Prince, l’illustre Raphaël et réprimande sèchement un Platypus pouffant, qui le comparait à une tortue mutante pratiquante d’arts martiaux. La Basilique St-Marc est toujours debout, dieux merci.

            Une silhouette cadavérique nous invite à entrer, nous sommes attendus. Qui plus est, un accueil de roi nous est réservé, et j’invite mes invités à partager avec moi le cocktail rafraîchissant de bienvenue. Les réactions sont mitigées, mais tous s’exécutent. Pour la première fois en plus de 50 rotations autour du soleil, je m’autorise à esquisser un sourire, narquois néanmoins.
            Notre hôte vient à notre rencontre, sire Ludovico Giovanni. Surprenamment, il semble être familier, ou tout du moins reconnaître, messieurs Pavel et Kina. Une histoire de traque près de Tchernobyl… Un grain de sable dans nos vies d’immortels mais un fait marquant dans leur courte existence. Un bref récit de nos aventures plus tard et un rapport sur l’urgence de la situation, sire Ludovico nous conduit dans l’ossuaire de la Basilique, où les quartiers personnels de chaque Giovanni et alliés du clan se trouvent. Nous croisons dans notre descente vers les entrailles des Ténèbres plusieurs gargouilles, d’incroyables êtres dont le lien à notre famille a repoussé maintes velléités au cours des guerres Caïnites.

            Nous nous installâmes dans un salon de style Rococo, richement décoré et peint, et plutôt bien conservé de l’humidité omniprésente. Sire Ludovico nous fît le récit du lien de filiation particulier entre Sire Benedetto et son infant, Sire Rodrigo, évitant à se dernier l’exécution ou la traque au profit d’un exil expiatoire. Sur ce récit, qui aurait pu être touchant si je ne connaissais pas la perfidie inhérente aux Cappadociens, Sire Ludovico s’absente quelques instants, revenant par la suite accompagné d’un illustre individu. Ses traits juvéniles sont restés aussi purs que les peintures dont il nous a gratifié, depuis l’aube du XVI ème siècle. Raffaello Sanzion, Raphaël, se tenait face à nous. Souriant, calme, mais imposant et intimidant, tout en se voulant rassurant. Nous réitérons notre récit, n’omettant, volontairement ou non, aucun détail, qu’il s’agisse de Rodrigo, infiltré au cœur de la technocratie, d’Askia, le roi momie libéré de son sommeil magique séculaire, ou encore la probable présence de démons, parcourant librement la Terre sur laquelle Caïn tua Abel puis fût châtié, donnant naissance à notre race. Ce dernier cas inquiéta mon Prince, dont la teinte blafarde sembla lui donner un aspect fantomatique. Ses inquiétudes exprimées, et notre souhait de trouver sire Benedetto rafraîchi, nous fûmes rapidement escortés encore plus profondément dans la crypte de la basilique, devant une chambre gardée par deux gargouilles. Nous y apprîmes la léthargie de sire Benedetto depuis des dizaines d’années. Nos premières tentatives de le ramener à nous par mots-clés, stimulations sonores, magiques, ou même gifles de Platypus, furent de cuisants échecs.

            Un plan d’attaque devait se monter. Mes camarades mages et technocrates, bien que d’une esthétique douteuse, décidèrent d’utiliser leur compétence pour trouver et entrer en communication ou en résonnance avec l’âme de Sire Benedetto. Une expérience hectique de Pavel plus tard confirma un soupçon que je nourrissais : cette chambre représente un croisement de plusieurs plans. Les silhouettes ténébreuses et flottantes ne se firent pas prier pour se matérialiser dans la pièce. En Latin, Sire Ludovico et moi-même communiquâmes avec ces pauvres hères. Des fantômes, qui accomplissaient leur dernier pèlerinage, vers un Elysée prometteur, et qui se retrouvèrent coincés par une tornade abrupte, emportant toute âme « vivante » sur son passage. Ils ont néanmoins repéré une silhouette, d’ombre enrobée, portant chapeau de feutre à bords plats et faux. Nul doute, c’était là sire Benedetto.
            La suite coulait de source. La famille Giovanni possède une collection d’ouvrages nécromantiques et de rituels, bien plus imposante que la regrettée bibliothèque d’Alexandrie. Je me plongeais dans les ouvrages de Sire Benedetto lui-même, cherchant une réponse, tandis que Sire Ludovico s’afférait à trouver un Capadocien ou autre vampire ayant une affinité avec l’outre-monde. Dans les ouvrages, nous en apprenons plus sur la Guerre entre le Royaume de Stygie et celui de Charon, le Nocher éternel. Cette guerre, si brutale, aurait chamboulé les territoires des morts, provoquant une faille dans le mur biblique des abysses, celui qui enfermerait les démons, tout en provoquant cette tornade, qui aurait rompu le fil d’Ariane reliant sire Benedetto à son esprit lors de son exploration.

            Un appel de nos collègues en route pour la grosse Pomme nous informe qu’une conférence se tient en ce moment même, actant l’utilisation de robots-drônes policiers, pilotés eux-même par une Intelligence Artificielle.
            Après 48 heures d’âpres recherches, un contact de Rôme nous parvient. Nous espérions l’art noir d’un misérable Capadocien, nous eûmes l’inaccommodable présence d’un répugnant Séthite. J’en viendrais presque à aimer les Capadociens quand je vois cette langue fourchue, cette crête multicolore, cette odeur de semence sèche et ces relents de sournoiserie. Ce rituel fera d’une pierre deux coups.
            Un rapide briefing, une entrevue personnelle avec Raphaël et deux hoquets de dégoût plus tard, le Séthite traçait au sol ses pentacles et entamait son chant liturgique. Un battement d’aile de papillon, un crépitement sourd, et notre ami vénérateur du chaos s’embrasa dans des lueurs opalines ! A mesure que le Séthite hurle d’agonie, l’esprit de sire Benedetto semble se matérialiser, avant de s’adresser à nous. Surpris dans un premier temps, puis avec une satisfaction malsaine à mon égard, qui ait étudié assidûment ses ouvrages. Il nous montra une vision du mur des esprits, couverts de runes et autres hiéroglyphes, avant de petit à petit réinvestir son corps, alors que les hurlements de douleur s’étaient tus depuis bien longtemps. C’est un sire Benedetto affaibli qui nous rejoint, chancelant, titubant, des goules en livrées se hâtent pour lui apporter un breuvage ragaillardissant.
            Benedetto nous compte la singulière histoire de Rodrigo Esposito, ce jeune espagnol de 14 ans ayant tué un de ses camarades par mégarde, qui se repentira des années plus tard en rejoignant les croisades. Là-bas, aux côtés d’Eric Hauser, il sera nommé chevalier, chargé par ce dernier de protéger et sauver l’enfant illégitime de ce dernier, Kaspar Hauser.

            Je concluais un pacte de sang avec sire Benedetto, buvant à même sa source, pour la première fois. Je ne nuirai point à Rodrigo, malgré ma quête précédente. En échange, ma volonté face à sire Benedetto serait ébranlée, mais ma force grandement accrue.
            Venise. Je promets de te redonner vie, par l’argent, par le nombre, par le bon goût et par la souveraineté des Giovanni et Capadociens. Tout le monde des Ténèbres se trouve ébranlé par cette crise. Je vois là une opportunité. Celle de récupérer ce rang qui nous revient de droit. Que ce monde soit gouverné par les puissants. Que l’occulte et l’argent s’allient enfin et jamais plus ne se désolidarisent. La Camarilla se meurt, le Sabbath se trompe. Donnons naissance à une nouvelle Secte. L’opportunité tant attendue se présente à nous. Nous survivrons à la Géhenne, pour qu’à nouveau règne la nuit.

            Accipe quam primum, brevis est occasio lucri « Agis de suite, les chances de réussite durent peu. »

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            • #7
              Shipping up to Manhattan :
              On y est les gars ! Fini l’Arcadie et ses vieillards impotents ayant « des choses plus importantes à gérer » que la survie de notre putain de monde !
              Les states ! Manhattan ! Les gratte-ciels, les costards, les clodos sous les ponts et les publicités géantes ! En parlant de ça, on s’est dégotté un petit hôtel 5 étoiles, aux frais de l’oncle Sam. (Merci, Mast).
              J’étais avec Satoshi, le petit timide fraîchement affecté à notre escouade, Issou, le seul, l’unique, qui voit l’avenir en fumant les feuilles de thé, M.O.S.I, un espèce de cyborg spirituel de ce que j’ai compris, plutôt sympathique, mais il tiendrait pas 3 jours dans mes highlands et enfin Mast, notre porte-monnaie ambulant, digne héritier du plafond de verre qui a écrasé les miens pendant des générations.
              A peine arrivée, l’inspecteur gadget (certains l’appellent Zimran) nous accoste. Il y a deux choses que je déteste, me sentir observé et me sentir jugé. J’avais ces deux sentiments en moi en voyant ce visage sorti des années 50. Ses menaces à peine dissimulées, concernant notre surveillance, et ses indications plutôt précieuses, concernant l’arrivée de Mast Verse, dans 2 jours à l’aéroport Kennedy, puis son acheminement vers le building des Nations-Unies.
              Bon, Mast le trouve de bonne foi et Issou a, je ne sais comment, déterminé que c’était un humain. Aussitôt rentré dans nos chambres, aussitôt Satoshi et M.O.S.I, aidés par mon auguste personne, repèrent et piratent les caméras et micros dans nos chambres. Fin du voyeurisme, maintenant, c’est nous qui vous observons !
              Bon, c’est pas tout ça, mais pour l’instant, on ne sait pas trop quoi faire. Autant contacter la Big Boss. Elle nous répond sobrement : Géant espagnol contre roi malien. Ok, Rodrigo contre Askia. Black block V2. Ça me rappellera les matchs de foot en Pologne. Prototype robots de garde déployés. Ça, ça pue. Même nos maniaques de la technologie ne semblent pas rassurés. Ça va en faire de la ferraille à faire rouiller.
              Mast indique qu’il est prêt à débloquer des fonds pour mener à bien la mission. 2 milliards pour celui qui s’occupera de Verse ! Je me propose, dans ma sempiternelle bonté. Mast commande également auprès de son banquier 6 grenades à Impulsions électro-magnétiques et quelques fusils d’assauts. On va vous montrer ce dont on est capable. De la guerre civile Irlandaise à la défense de fer des descendants de Pictes !
              Je vous avais dit qu’on allait également avoir des petits joujoux dignes de ce nom ? 2 Cadillacs flambants neuves, payées par les acolytes de l’autre banquier !
              Bon, Mast, M.O.S.I et Satoshi, vous partez repérer l’aéroport. Issou et moi, on va inspecter le Manhattan Bridge et on cherche les poches de rébellion.
              Une petite carte d’Interpol plus tard, un discours de tombeur et un regard ferme mais attendrissant, Mast obtient de cruciales informations. L’autre pingouin arrive du Colorado et sera traité comme un invité diplomatique. Pfeuh, les drônes fous qui canardent la foule, c’est pas vraiment très « diplomatique ». Ça veut dire : gardes du corps, escorte policière et même ses petits robots expérimentaux pour l’accompagner. Quelle merde.
              Bon c’est pas tout ça, mais quand Issou a voulu topper un peu de ganja, on est tombé sur un pub anarcho-rebelle. Des rouquins, des punks, des militants, des casseurs, tout le gratin du doigt d’honneur aux endimanchés réunis en un pub crasseux et criard. Ça j’aime ! après deux petits échanges et un serment prêté, nous voici conduits vers un hangar sur les docks. Les mecs sont prêts, armés et parés ! Des missiles Javelin, des fusils d’assaut, des armes de poing, des grenades. On se croirait en Corse.
              Bon, les autres ont repéré des camions. Probablement les fameux drônes d’exposition qui sont stockés. On met notre plan en marche : on retourne aux docks pour surarmer nos rebelles, on leur dit de tirer sur les camions, de foutre le bordel. Ce sera notre diversion. En attendant, nous, on monte dans un jet privé de Mast, avec mes 2 milliards de dollars, une IEM modifiée par les talents de Satoshi. Boum, on explose le jet de Verse, retour dans les abysses pour les démons, j’amène Issou à Paris, un peu de whiskey, un peu de coke, quelques modèles, et on remet ça. Promis, on ne retournera pas dans les catacombes parisiennes.
              Le jour J arrive. Fuck, les camions ne sont plus là, on les repère un peu plus loin. On n’a plus le temps, il faut y aller, le tarmac ne va pas tarder à être bouclé. Dammit, on fonce.
              Notre jet se lance, celui de Verse n’est pas visible. On décolle. Le voici ! Allez ! envoyez ! Vous ratez pas ! PFIOUM, puis quelques secondes plus tard : BOUM.
              On a réussi ! On a coupé la tête du serpent et… « Flash info, un attentat vient d’être commis contre Richard Verse, C.E.O de Verse Industries. Sa co-gérante, Béthanie, décide de mettre ses drônes à disposition de la police et de l’armée pour endiguer les mouvements de protestation spontanés qui ont eu lieu dans New-York »… Et merde, y’en a une autre.
              Issou a ressenti la colère d’un esprit qui s’est senti dupé, mais le pays est cadenassé, l’apocalypse a commencé. On parvient à se poser dans un aéroport de campagne juste avant que l’espace aérien ne soit cadenassé. On va essayer de rejoindre Mexico pour retourner en Arcadie. Faites que le groupe de Venise ait de bonnes nouvelles.
              C’est donc ça, la tragédie de la vie ? Bourreau un jour, victime le lendemain, oublié une semaine plus tard. Combattez la vermine, elle reviendra en masse. C’est l’œuvre de toute une vie que de chercher la justice et faire respecter le cycle de la vie, cette roue millénaire constante. Mes cheveux se blanchissent, ma peau se tanne… Si seulement j’avais mille vies pour mener à bien mon travail de Sisyphe…

              Adam « Hangman » McLeoric.

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